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Présentation

Dans le cadre de l’examen des différentes filières d’élimination des boues des stations d’épuration, trois sociétés intercommunales wallonnes à savoir l’AIDE, l’INASEP et INTRADEL envisagent le transport des boues des stations d’épuration par la voie d’eau pour les ouvrages situés en bordure des voies navigables. Ces intercommunales se sont adressées au section transport du service ANAST afin :

  • D’analyser la faisabilité d’un transport efficace des boues par la voie d’eau au départ de différentes stations d’épuration en fonction ou à construire en Wallonie.
  • De fixer les conditions de la faisabilité de ce transport.


Les tableaux de la page suivante présentent les ouvrages où les boues seront produites (tableau 1) et incinérées (tableau 2). Le transport des boues devra donc être organisé entre les sites de production et ceux d’incinération des boues.

L’analyse de la problématique a permis d’identifier les paramètres suivants comme étant essentiels à la réalisation du transport concerné :

  • La stratégie de stockage des boues.
  • La fréquence de collecte des boues.
  • Les modalités d’utilisation du matériel de transport.
  • Les caractéristiques des voies navigables concernées.


Quant au transport proprement dit, après avoir identifiés des paramètres de définition des scénarii, deux scénarii ont été retenus et évalués en fonction des paramètres de définition des scénarii et des paramètres d’évaluation des scénarii ci-après :

Paramètres d’évaluation

  • Ll’investissement.
  • Le coût d’exploitation.
  • L’incidence sur l’environnement.
  • Le temps de mise en œuvre.

Conclusion de l'étude

L’étude a montré que le transport des boues des stations d’épuration d’eaux est techniquement faisable. Il suffit pour cela d’utiliser les matériels adaptés tant pour la manutention, le stockage que pour le transport à proprement parler. Plusieurs scénarii de transport ont été analysés et deux ont été retenus.

Pour les deux scénarios proposés, un seul type de matériel de transport est envisagé : il s’agit du transport par bateaux citernes. Le transport en conteneurs a été écarté.

Le premier scénario préconise l’utilisation d’un seul bateau pour le transport des boues et de deux sites pour l’incinération de ces boues tandis que le deuxième scénario préconise l’utilisation de deux bateaux pour le transport des boues et d’un seul site pour leur incinération.

En ce qui concerne la mise en œuvre proprement dit du transport, il convient de souligner l’importance que revêt le paramètre 'fréquence de collecte des boues'. En effet, c’est ce paramètre qui fixe la quantité des boues à collecter par site, la capacité de l’unité de transport, la capacité de stockage à installer sur les sites de production ainsi que la productivité du matériel de chargement/déchargement des boues. Une fréquence de collecte trop faible conduit à stocker des quantités importantes des boues sur les différents sites de production avec le risque de fermentation de ces boues qui deviennent alors très nauséabondes entraînant une pollution de l’environnement. Des fréquences trop faibles entraînent l’utilisation d’un matériel de transport de plus grande capacité, des moyens de chargement/déchargement plus conséquents, etc. La fréquence de collecte des boues doit donc être un compromis entre tous ces différents facteurs de sorte à permettre un transport efficace tant en ce qui concerne les capacités de matériels utilisés que les temps de manutention (chargement/déchargement).

En ce qui concerne les deux scénarios retenus, le coût d’exploitation montre un avantage conséquent du premier scénario (utilisation d’un seul bateau et de deux sites d’incinération) par rapport au deuxième scénario (utilisation de deux bateaux et d’un seul site d’incinération). Ceci suggère que la nouvelle usine d’incinération des boues doit être construite sur le site d’Oupeye. Le scénario 5 est celui qui présente les meilleurs atouts pour une matérialisation du transport des boues par voie d’eau. La solution la meilleure est celle qui évite le transport des boues produites à la station de Liège Oupeye.

En ce qui concerne la protection de l’environnement, l’étude a montré que le transfert de la route vers la voie d’eau du transport des boues réduit le nombre des camions sur les routes de la Wallonie, en même temps qu’il réduit considérablement les quantités de CO rejetées dans la nature dans un rapport de un à quatre en faveur de la voie d’eau par rapport à la route. Il faut noter néanmoins que la mise en œuvre des scénarii fluviaux est subordonnée à la conclusion des contrats attrayants pour les bateliers, valable sur le long terme pour attirer ces derniers vers ce type d’activité.



Pour plus d’information sur cette étude, prière de s’adresser au section transport du service ANAST

 
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